A peine ai-je pu tenir un crayon que toute feuille à portée de main était utilisée à des fins artistiques, comme cela peut être lorsque l’on est enfant. Puis le temps aidant, m’étant essayé à tous les portraits d’animaux, à copier des scènes diverses humaines et animales, copiant les femmes nues de Degas, entre autre, les portraits de Victor Hugo et j’en passe. A l’école, lors de cours ne nécessitant que de l’attention et avec l’accord de certains professeurs, mon crayon courait sur le papier, m’aidant, en fait à me concentrer sur les cours divulgués. Là aussi toutes formes de dessins y passaient avec ferveur.
Convaincus par cette fibre artistique présente chez leur fille, mes parents m’ont poussée à prendre un cours de peinture à l’académie Maximilien de Meuron à Neuchâtel et me voilà partie pour un semestre durant lequel j’ai été confrontée à une autre réalité que je n’étais pas prête à assumer et le temps du crayon a été porté aux oubliettes.
Quelques années plus tard, voisine du peintre Pierre Beck et de sa femme Maryse, à nouveau plongée dans ce monde des arts, de l’aquarelle en particulier, subjuguée par la qualité des peintures, remplies de couleurs, de la suavité de la matière, je suis des cours d’aquarelle avec Maryse Forney-Beck. Dès lors, je poursuis ce chemin vers la couleur, la lumière, les formes et la matière. Un autre artiste jurassien Jean-Pierre Béguelin apporte un complément à mon art en m’instruisant à l’acrylique.
De fil en aiguille, les peintures s’accumulent dans mon antre d’artiste et il a fallu une amie, artiste aussi, ayant ouvert sa galerie (E Gallery, à la Chaux-de-Fonds), m’y a accueillie, tellement enthousiaste à l’égard de mes œuvres que je me décide alors d’exposer. Cette expérience fut d’une grande richesse et m’a donné envie de poursuivre dans cette voie.
Quelques tableaux acryliques sont encore exposés au Carmen à Estavayer, dun style assez contemporain.